Les traces autobiographiques
Maxence a puisé dans son expérience le
matériel de ses récits.
Dans les 3 tomes de « la fille pauvre »,
la narratrice, Denise, raconte son histoire dont la rencontre avec
Marc. Denise, c’est Thérèse, Marc,
c’est Maxence. L’écrivain se met
« dans la peau » de son épouse, tout en
changeant les lieux et les noms.
« Car ils ne savent ce qu’ils font » se
révèle largement autobiographique dans la
postface de 1941. « Rameau, c’est moi !!!
». L’action est déplacée dans
le quartier Saint-Sauveur à Lille. Blaise Rameau rencontre
une ouvrière de fabrique, Agnès, qui meurt de la
tuberculose et qu’il trompe avec sa jeune sœur. Jeu
trouble entre témoignage et imagination, aveux et fantasmes.
De même on reconnaît Maxence dans le petit
Christophe Foncroix d’Invasion 14 (et donc ses parents et sa
grande sœur), les aventures financières du
père dans l’histoire de la faillite de Germain et
le milieu familial flamand dans « Maria…
».
Michel Doutreval et Agnès sont soignés par le
docteur Carton alias Domberlé dans Corps et
Ames…etc
Dans études carmélitaines d’oct 37
Maxence livre un témoignage non signé se
présentant comme autobiographique. Il raconte la
découverte du « véritable amour
» avec « Marthe ». Pour la même
publication, Thérèse semble aussi avoir
écrit un texte, non publié qui explicite les
rapports entre abstinence sexuelle et énergie de
l’écriture.
De fait Maxence n’a jamais écrit
d’autobiographie mais le matériel autobiographique
informe tous ses textes.
Suite
Retour